Sunday, July 17, 2011

Rien c´est-ce qui ressemble. Réalité, citoyenneté et propagande

Généralement, la description de toute la réalité c´est un exercice subjectif, une action que, consciemment ou inconsciemment traduises une ensemble d'opinions, préjugés, les idées et  perceptions qui affectent la façon dont nous voyons la choses. 

Tout discours ou narration constitue alors  une interprétation plus ou moins intéressé d´un contexte. C'est un procès qui se manifeste à différentes échelles, de la discussion entre deux personnes a la une du journal   ou les nouvelles en télévision (les images nous parlent). Les médias ne sérient autre  chose que des énormes haut-parleurs qui une fois et une autre nous répètent un  ensemble d´opinions, préjugés, les idées et perceptions déguises comme  nouvelles ou « information ».
 

Les moyens de communication en mains de l´Etat servent a ses intérêts, pas a ceux de la population, soient ils le maintien de l´ordre établi ou les point de vue de la  partitocratie. Affiche du Mai 68 emprunté de Histoire on the way
En prenant en considération  que les dits  "mass media" font souvent   partie de  sociétés et entreprises avec de nombreux intérêts connexes, souvent de  caractère transnationale c’ est  forte difficile les   voire comme des simples  messagers ou émetteurs   désintéressées d’une narrative donnée.
La manipulation de l´information, acceptée comme  une  interprétation intéressé des faits constitue une stratégie de pouvoir qui  i s'exprime de façons  très différentes: des l'invention de quelque chose de rien a la  diffamation et criminalisation en    passant par la répétition ad nauseam d'un ensemble d'éléments (symboliques ou idéologiques) à chaque fois qu'une situation particulière est examinée de plus près.

La fusion progressive de divertissement  et information (qui se reflète dans la notion de  infotainment ) ajoutée  à une urgence présumée pour savoir ce qui se passe quand  ce est en train de se passer (vingt-quatre heures par jour, sept jours par semaine) et la multiplication des réseaux  de communication et d'interaction ont contribué à une banalisation inquiétante de quelque chose qui devrait d’être un élément fondamental de tout régime  présumé démocratique : la capacité d'accéder aux informations qui nous aident  à créer un point de vue, de plus en plus on est  bombardés par des  opinions construites en base a l'aide d’expressions anecdotiques de la réalité o faits ponctuels non- contrastés qui cherche nous vendre une version très spécifique de la réalité où nous vivons.


Une réalité des bons et mechants, pacifiques et violents, terroristes et démocrates, progressistes et les conservateurs et un long etc qui  cherche  à maintenir le statu quo à tout prix. Comme Ignacio Ramonet écrivait  en 2003 au sujet de la tentative de coup d `Etat a la  République bolivarienne du Venezuela en 2002:" La ” « guerre sale médiatique » conduite au Venezuela contre le président Hugo Chavez est la réplique exacte de ce qu’avait fait, de 1970 à 1973, le quotidien El Mercurio (6) au Chili contre le gouvernement démocratique du président Salvador Allende, jusqu’à pousser les militaires au coup d’Etat. De telles campagnes, où les médias cherchent à abattre la démocratie, pourraient se reproduire demain en Equateur, au Brésil ou en Argentine contre toute réforme légale tentant de modifier la hiérarchie sociale et l’inégalité de la richesse. Aux pouvoirs de l’oligarchie traditionnelle et à ceux de la réaction classique s’ajoutent désormais les pouvoirs médiatiques. Ensemble - et au nom de la liberté d’expression ! -, ils s’attaquent aux programmes qui défendent les intérêts de la majorité de la population. Telle est la façade médiatique de la globalisation. Elle révèle de la façon la plus claire, la plus évidente, et la plus caricaturale l’idéologie de la mondialisation libérale


1983, Donald Rumsfeld, alors secrétaire à la Défense à l'administration de Ronald Reagan salue Saddam Hussein dans le cadre d’ une visite a Bagdad pour des pourparlers  qui permettraient le régime irakien à acquérir des armes chimiques pour son  utilisation dans la guerre contre la République islamique d'Iran Photographie de National Security Archive

Accepter la  version officielle per se n'est  très différente a  renoncer à notre condition de sujets actifs pour  devenir des objets passifs, avalant tout ce que le pouvoir des médias et les medias du pouvoir  (où la fusion du pouvoir économique, politique et sa capacité symbolique ont  également connu un très intéressant  procès de  symbiose), nous ayant  préparé: des  révolutions a  couleur , coupures inévitables, terroristes impitoyables  ou des horribles dictateurs.
Au fur et a mesure qu’ on s’éloigne de la  scène  des nouvelles (son contexte, antécédents et les  acteurs en jeu) plus difficiles ca se fait être capable de distinguer ce qui a été ajouté, réduit  au silence ou transformé. Une des manières de faire cela  c’est essayer  d'accéder à autant de sources que possible, comparer les versions et essayer de voir au-delà des écrans  éblouissantes et titulaires  absolus.

Plus d`info 
  • Action-Critique-Medias [Acrimed]. Née du mouvement social de 1995, cherche à mettre en commun savoirs professionnels, savoirs théoriques et savoirs militants au service d’une critique indépendante, radicale et intransigeante. Ils managent des tres interesantes listes de distribution/lettres d`information et un magazine electronique mensuel 
Pas vu, pas pris documentaire de Pierre Carles  sur  la conivance entre politique et média, la manipulation politicienne par l'audio-visuel, jamais diffusé sur la télévision française Mise en ligne par  andy wouaroll
  • Les nouveaux chiens de garde Essaie du journaliste Serge Halimi (Directeur Éditoriale a Le Monde Diplomatique) apparu comme livre en 1997 et réédite en 2005. Extrait " Parlant des journalistes de son pays, un syndicaliste américain a observé: "Il y a vingt ans, ils déjeunaient avec nous dans des cafés. Aujourd'hui, ils dînent avec des industriels." En ne rencontrant que des "décideurs", en se dévoyant dans une société de cour et d'argent, en se transformant en machine à propagande de la pensée de marché, le journalisme s'est enfermé dans une classe et dans une caste. Il a perdu des lecteurs et son crédit. Il a précipité l'appauvrissement du débat public. Cette situation est le propre d'un système: les codes de déontologie n'y changeront pas grand-chose. Mais, face à ce que Paul Nizan appelait "les concepts dociles que rangent les caissiers soigneux de la pensée bourgeoise", la lucidité est une forme de résistance. »
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